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Bienvenue sur Cultures au coeur

  
CatherineMamie_2016-06-13.jpgQuel cadeau est venu faire au monde votre peuple ?

...et votre voisin ? 

C'est cette question qui a fait naître Cultures au coeur :

Un réseau d'animation dédié aux rapprochements interculturels à Québec,
avec ce site web pour l'appuyer et rejoindre la Francophonie.

*
 

Dans le concret, notre site vous propose...

CoeurLogo.jpgDu matériel entourant nos activités d'animation, pour vous y inviter ou en retenir le meilleur après coup. Nous les menons en partenariat avec l'Accorderie de Québec.

CoeurLogo.jpgDes illustrations de visions, de coutumes et de bons coups porte-bonheur tirés de nos héritages culturels  -  qu'ils soient amérindiens, québécois de souche ou d'adoption.

CoeurLogo.jpgDes informations pour guider de nouveaux arrivants vers des ressources à Québec, afin d'aider à leur intégration.

CoeurLogo.jpgDes témoignages faisant mieux comprendre le vécu des gens qui se joignent à nous ou qui les accueillent.

CoeurLogo.jpgUn blogue, où nous proposons un point de vue citoyen sur des sujets d'actualité québécoise.
 


« Cultures au coeur ? »

Suivez-nous dans cette section pour un témoignage sur l'origine du projet et une présentation de notre orientation.
En bref, nous souhaitons communiquer les saveurs de notre diversité culturelle ...et la mettre à profit pour construire ensemble un avenir meilleur.

Bienvenue d'y prendre plaisir avec nous...


Denis Breton
initiateur du projet & éditeur du site Cultures au coeur
en équipe avec Pierre-Paul, Émilio, Guillaume et d'autres... -  des passionnés d'interculturel

Les 4 dernières nouvelles
Notre maison du monde - par Editeur le 2017/10/31 - 13:44

music-notes_2.gif

Notre maison du monde

Par : Geneviève Labbé,
auteure-compositeur-interprète québécoise
 

Réalisé avec vingt nouveaux-arrivant réfugiés
de Syrie, Colombie, Côte d’Ivoire et Croatie.
Et Mejeena Baron-Fournier, Essouma Long, Hussein Alsbeihi, Jose S. Ramirez,
Edwin A. Carrillo, Alexandre Evans, Danys Levasseur et Rachel Blouin et plusieurs autres.

LE LIEN

NotreMaisonDuMonde_GenevieveLabbe.jpg

Une création collective..

Pour en savoir plus sur le contexte où est né cette chanson, et sur le parcours des gens qui participé à la créer avec Geneviève Labbé.

music-notes_2.gif

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music-notes_2.gif

Notre maison du monde

Par : Geneviève Labbé,
auteure-compositeur-interprète québécoise
 

Réalisé avec vingt nouveaux-arrivant réfugiés
de Syrie, Colombie, Côte d’Ivoire et Croatie.
Et Mejeena Baron-Fournier, Essouma Long, Hussein Alsbeihi, Jose S. Ramirez,
Edwin A. Carrillo, Alexandre Evans, Danys Levasseur et Rachel Blouin et plusieurs autres.

LE LIEN

NotreMaisonDuMonde_GenevieveLabbe.jpg

Une création collective..

Pour en savoir plus sur le contexte où est né cette chanson, et sur le parcours des gens qui participé à la créer avec Geneviève Labbé.

music-notes_2.gif

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L'exploration 'Ma culture=Mon cadeau' - par Editeur le 2017/10/24 - 22:29

TripTheLight_Moscou.jpg« Qui est un vrai Québécois ?... »

Activité pédagogique Ma culture = Mon cadeau
Reportage de notre 3e rencontre, 20 octobre 2017

Danser avec les cultures !
Nous visionnons « Where the hell is Matt? », cette remarquable vidéo de Matt Harding, qui rapporte un voyage de deux ans en famille autour du monde, pour aller danser une même chanson : Trip the light, avec une quantité impressionnante de figurants de toutes nationalités. Les jeunes ont adoré !

« Qui est un vrai Québécois ? »
Le dialogue de la rencontre précédente avait apporté du carburant pour répondre à cette question aujourd'hui, tout en renforçant les messages transmis alors. Si vous nous avez lu, en effet, nous avions identifié 12 pays à l'origine des élèves de la classe de Brigitte, et conclu que nous étions tous Québécois, simplement arrivés à des dates et par des moyens différents.   SUITE > > >

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TripTheLight_Moscou.jpg« Qui est un vrai Québécois ?... »

Activité pédagogique Ma culture = Mon cadeau
Reportage de notre 3e rencontre, 20 octobre 2017

Danser avec les cultures !
Nous visionnons « Where the hell is Matt? », cette remarquable vidéo de Matt Harding, qui rapporte un voyage de deux ans en famille autour du monde, pour aller danser une même chanson : Trip the light, avec une quantité impressionnante de figurants de toutes nationalités. Les jeunes ont adoré !

« Qui est un vrai Québécois ? »
Le dialogue de la rencontre précédente avait apporté du carburant pour répondre à cette question aujourd'hui, tout en renforçant les messages transmis alors. Si vous nous avez lu, en effet, nous avions identifié 12 pays à l'origine des élèves de la classe de Brigitte, et conclu que nous étions tous Québécois, simplement arrivés à des dates et par des moyens différents.   SUITE > > >

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Faire danser les cultures au Québec : un rêve ?... - par Editeur le 2017/10/11 - 21:20

NicolasFlavia_2_cw.jpg Partage autour du film
Corps en mouvement

Soirée-rencontre Cultures au coeur
du 9 octobre 2017


C’est la reprise des soirées-rencontre Cultures au coeur à l’Accorderie, saison 2017-2018.
Telki Sanabria et Nicolas Villamarin sont venus nous présenter leur film documentaire : Corps en mouvement, où ils donnent la parole à des jeunes artistes issus de plusieurs cultures, qui ont fait du Québec autant que de la musique leur maison.

« Je danse, donc je vis »
Leur intention avec ce film : partager une expérience  -  la passion de faire danser et de créer des ponts musicaux entre entre les cultures. C’est en même temps un cri du coeur, exprimé avec sobriété mais aussi avec émotion : «Ah ! si nous pouvions en faire aussi notre gagne-pain... » Tantôt parce que l’industrie musicale siphonne leurs talents à vil prix, tantôt parce que le bassin québécois de petite taille et tourné vers les vedettes valorise bien plus les tubes nord-américains à la mode que les musiques du monde.

Une rencontre qui s’est prolongée plus que de coutume, tellement les 15 personnes présentes buvaient le témoignage de nos invités ! On reconnaissait dans la salle des gens originaires du Québec, de la Colombie, de l’Équateur, d’Algérie, de la France et de l’Iran.

La suite de l'article...

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NicolasFlavia_2_cw.jpg Partage autour du film
Corps en mouvement

Soirée-rencontre Cultures au coeur
du 9 octobre 2017


C’est la reprise des soirées-rencontre Cultures au coeur à l’Accorderie, saison 2017-2018.
Telki Sanabria et Nicolas Villamarin sont venus nous présenter leur film documentaire : Corps en mouvement, où ils donnent la parole à des jeunes artistes issus de plusieurs cultures, qui ont fait du Québec autant que de la musique leur maison.

« Je danse, donc je vis »
Leur intention avec ce film : partager une expérience  -  la passion de faire danser et de créer des ponts musicaux entre entre les cultures. C’est en même temps un cri du coeur, exprimé avec sobriété mais aussi avec émotion : «Ah ! si nous pouvions en faire aussi notre gagne-pain... » Tantôt parce que l’industrie musicale siphonne leurs talents à vil prix, tantôt parce que le bassin québécois de petite taille et tourné vers les vedettes valorise bien plus les tubes nord-américains à la mode que les musiques du monde.

Une rencontre qui s’est prolongée plus que de coutume, tellement les 15 personnes présentes buvaient le témoignage de nos invités ! On reconnaissait dans la salle des gens originaires du Québec, de la Colombie, de l’Équateur, d’Algérie, de la France et de l’Iran.

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Une rencontre chère à Abdoul Tremblay... - par Editeur le 2017/09/30 - 23:00

2017-09-Quebec_ville_ouverte.jpg

Se sentir peu à peu Québécois...

Samedi le 30 septembre se tenait une Sortie Cultures au coeur, au chaud, puisque l'événement se déroulait à l'Accorderie de Québec, parrain-adoptif de notre projet d'animation. Notre équipe était heureuse d'accueillir au nom de l'Accorderie Florence Piron, avec son équipe des Éditions Science et bien commun, qui venaient nous présenter leurs nouvelles publications : 'Québec arabe' et 'Québec ville refuge' :  ces livres sortent à peine du four, mais vous aurez plaisir à les découvrir dès qu'elles seront en librairie, en bibliothèque ...ou sur votre oreiller. La petite salle Bruno-Montour ne savait plus où mettre tout son monde tellement il y avait de personnes au rendez-vous !

Si vous cherchez sur Internet, vous trouverez côte à côte deux organismes : l'Association Science et bien commun et les Éditions Science et bien commun. Disons que l'Association plante des semences en mettant la recherche au service d'une vision citoyenne, tandis que les Éditions travaillent à la récolte en diffusant ses fruits.

Cette fois on nous présentait des portraits d’immigrants de culture arabe, alors qu'une publication antérieure portait sur la présence des cultures africaines à Québec. Je ne quebec_arabe_tome2_w.pngvous cache pas que notre ami Mohamed Tremblay était dans la salle et qu'il se tortillait d'aise sur sa chaise...

Nous faisons écho à cet événement pour deux raisons. La première, c'est pour la richesse des échanges qui s'en sont suivis : décidément, ça se sentait que le rapprochement interculturel avance à Québec, vraiment, contrairement à ce que certains médias ou courants intégristes prétendent.
La seconde raison, c'est de vous faire connaître la richesse rare de ces récits de vie, dont nous aurons grand plaisir à publier des extraits dans le site Cultures au coeur. C'est aussi de vous faire savoir qu'une particularité de cette maison d'édition, c'est qu'elle ne se contente pas de mettre ses livres en librairie. Elle les met aussi gratuitement en ligne et vous invite même à les reproduire ...et à les diffuser!

Donnons simplement la parole à ses auteurs :

« Le racisme et la discrimination sont attisés par l’ignorance mutuelle. « Qui sont ces personnes qui viennent trouver refuge dans ma ville? », se demandent les habitants qui y sont nés ou qui y ont grandi. « Comment vont m’accueillir ces personnes qui habitent la ville où je me retrouve aujourd’hui?», se demandent les personnes réfugiées à Québec après avoir fui leur pays. L’absence de réponse à ces questions peut engendrer la méfiance, le rejet et le repli sur soi et nuire à la construction collective du vivre-ensemble harmonieux auquel tous et toutes aspirent.

Ce livre, comme l’ensquebec_refuge_w.pngemble de la série Québec ville ouverte, répond de manière concrète et simple à ce besoin de mieux se connaître et se comprendre. Il propose des portraits d’hommes et de femmes qui sont arrivés un jour à Québec avec le statut de réfugié et des portraits de personnes qui ont choisi de les accueillir bénévolement ou de travailler pour un organisme qui prend soin d’eux. Des portraits de journalistes ou de spécialistes universitaires qui connaissent bien la situation des personnes réfugiées complètent ce livre.

Ces courts portraits, réalisés par des étudiantes et étudiants en communication publique de l’Université Laval, nous montrent à la fois les différences, mais aussi les ressemblances entre les aspirations, les rêves, les manières de vivre et les valeurs de tous les citoyens et citoyennes de Québec, nés dans la ville ou ailleurs, ainsi que la générosité et l’ouverture qui caractérisent ceux et celles qui veulent accueillir…»  -  http://www.editionscienceetbiencommun.org/?p=646

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2017-09-Quebec_ville_ouverte.jpg

Se sentir peu à peu Québécois...

Samedi le 30 septembre se tenait une Sortie Cultures au coeur, au chaud, puisque l'événement se déroulait à l'Accorderie de Québec, parrain-adoptif de notre projet d'animation. Notre équipe était heureuse d'accueillir au nom de l'Accorderie Florence Piron, avec son équipe des Éditions Science et bien commun, qui venaient nous présenter leurs nouvelles publications : 'Québec arabe' et 'Québec ville refuge' :  ces livres sortent à peine du four, mais vous aurez plaisir à les découvrir dès qu'elles seront en librairie, en bibliothèque ...ou sur votre oreiller. La petite salle Bruno-Montour ne savait plus où mettre tout son monde tellement il y avait de personnes au rendez-vous !

Si vous cherchez sur Internet, vous trouverez côte à côte deux organismes : l'Association Science et bien commun et les Éditions Science et bien commun. Disons que l'Association plante des semences en mettant la recherche au service d'une vision citoyenne, tandis que les Éditions travaillent à la récolte en diffusant ses fruits.

Cette fois on nous présentait des portraits d’immigrants de culture arabe, alors qu'une publication antérieure portait sur la présence des cultures africaines à Québec. Je ne quebec_arabe_tome2_w.pngvous cache pas que notre ami Mohamed Tremblay était dans la salle et qu'il se tortillait d'aise sur sa chaise...

Nous faisons écho à cet événement pour deux raisons. La première, c'est pour la richesse des échanges qui s'en sont suivis : décidément, ça se sentait que le rapprochement interculturel avance à Québec, vraiment, contrairement à ce que certains médias ou courants intégristes prétendent.
La seconde raison, c'est de vous faire connaître la richesse rare de ces récits de vie, dont nous aurons grand plaisir à publier des extraits dans le site Cultures au coeur. C'est aussi de vous faire savoir qu'une particularité de cette maison d'édition, c'est qu'elle ne se contente pas de mettre ses livres en librairie. Elle les met aussi gratuitement en ligne et vous invite même à les reproduire ...et à les diffuser!

Donnons simplement la parole à ses auteurs :

« Le racisme et la discrimination sont attisés par l’ignorance mutuelle. « Qui sont ces personnes qui viennent trouver refuge dans ma ville? », se demandent les habitants qui y sont nés ou qui y ont grandi. « Comment vont m’accueillir ces personnes qui habitent la ville où je me retrouve aujourd’hui?», se demandent les personnes réfugiées à Québec après avoir fui leur pays. L’absence de réponse à ces questions peut engendrer la méfiance, le rejet et le repli sur soi et nuire à la construction collective du vivre-ensemble harmonieux auquel tous et toutes aspirent.

Ce livre, comme l’ensquebec_refuge_w.pngemble de la série Québec ville ouverte, répond de manière concrète et simple à ce besoin de mieux se connaître et se comprendre. Il propose des portraits d’hommes et de femmes qui sont arrivés un jour à Québec avec le statut de réfugié et des portraits de personnes qui ont choisi de les accueillir bénévolement ou de travailler pour un organisme qui prend soin d’eux. Des portraits de journalistes ou de spécialistes universitaires qui connaissent bien la situation des personnes réfugiées complètent ce livre.

Ces courts portraits, réalisés par des étudiantes et étudiants en communication publique de l’Université Laval, nous montrent à la fois les différences, mais aussi les ressemblances entre les aspirations, les rêves, les manières de vivre et les valeurs de tous les citoyens et citoyennes de Québec, nés dans la ville ou ailleurs, ainsi que la générosité et l’ouverture qui caractérisent ceux et celles qui veulent accueillir…»  -  http://www.editionscienceetbiencommun.org/?p=646

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Commentaires - Mon préféré

Note n°6
par Jacques_Lavigne_Qubec le 2013/02/20 - 19:41

Bonjour initiateurs du groupe d'échange interculturel

J'ai pris connaissance de votre projet d'échange sur votre  site internet. Sans en connaître plus que ce que vous avez initié sur votre site, je trouve votre initiative amballante et porteuse d'avenir. Les valeurs d'accueil , de solidarité et d'entraide des Québécois feront sûrement un succès de votre projet pour amener  les citoyens et citoyennes de la région à accuellir l'autre, d'où qu'il soit, tel qu'il est , sans jugement et avec ouverture d'esprit.

Vous avez là une initiative qui mérite d'être appuyée.

Québec

Les 3 derniers billets

MaireAmos_UlrickCherubin_Radio-Canada_tw.jpg

Par-dessus tout, allons voter !

Une capsule à lire avec une personne issue d'une autre culture que la vôtre...


Aperçu :
Que vous soyez Québécois d'origine ou d'adoption, allez voter ...et amenez des gens issus de l'immigration avec vous. La prochaine élection n'aura pas lieu avant 4 ans, mais pendant ces 4 ans, vous devrez vivre avec les décisions que prendra l'équipe élue. Votre geste est plus important que vous le croyez ...même si vous ne connaissez pas les candidats. Pourquoi donc?...

Vous ne vous exprimez pas encore facilement en français? On va vous aider sur place. Vous ne connaissez pas les candidats? Demandez à vos voisins à qui ils font confiance. Vos enfants prennent tout votre temps? Amenez-les avec vous : ils seront intéressés à savoir ce qui se passe là...


Pourquoi aller voter?

Oui, vos gestes durant cette journée comptent, et pas seulement le dépôt de votre billet dans l'urne de votation. Cette journée-là les gens se parlent davantage. Les voisins s'arrêtent pour causer. Certains demandent où est le bureau de votes, entre quelle heure et quelle heure on peut s'y rendre ...et la question finit par être posée : «Pour qui allez-vous voter?...» De plus, progressivement plus de candidats issus de l'immigration osent se présenter, ce qui vient enrichir les équipes administratives municipales.


« Pour qui allez-vous voter ?...»

Alors rapprochez-vous, écoutez les réponses qui sortent... Faites répéter les gens si vous avez peu compris...Ah! il y aura bien certaines personnes qui vous répondront «désolé, je garde ça pour moi...» Les Québécois sont souvent discrets sur leurs allégeances politiques. Vous leur ferez votre plus beau sourire ! Ça va illuminer un temps peut-être pluvieux...

«Pour qui allez-vous voter?...» À votre tour posez-la questions aux gens autour de vous : vous arriverez à mieux nommer vous-même vos besoins, vos problèmes vécus au jour le jour dans votre quartier ou votre village. Vous apprendrez des choses sur comment s'administre votre municipalité. Et ce sera quelquefois votre premier contact avec certains voisins :  parions que vous prendrez plaisir à les croiser à nouveau dans la suite...

Donc c'est important que vous alliez voter : avoir contribué à faire élire un bon candidat, c'est réconfortant après coup. Augmenter vos contacts interculturels et votre sentiment d'avoir votre place dans la société québécoise, ça l'est tout autant -  que vous soyez Québécois de longue date ou de date récente.


...Et si un candidat issu de l'immigration était élu?...

Connaissez-vous Ulrick Chérubin, sur notre photo. Il a été maire d'Amos pendant 12 ans. D'origine haïtienne, être réélu durant 4 mandats, pensez don' ! Son décès, en 2014, « a créé une véritable onde de choc à Amos, dans toute l'Abitibi-Témiscamingue et jusqu'à la Chambre des communes », publiait Radio-Canada.
Maintenant qu'ils ont côtoyé de près un tel bonhomme, je serais curieux de questionner les gens d'Amos sur ce qu'ils pensent aujourd'hui du peuple haïtien !... Et curieux de la définition qu'ils peuvent se faire d'un «vrai Québécois»...

Si déjà vous connaissez vos candidats, ça peut donner encore plus de couleur à votre déplacement. Plus il y aura de conseillers municipaux issus de l'immigration, plus les besoins propres à cette clientèle seront pris en compte, et plus notre société québécoise s'ouvrira au cadeau de la diversité culturelle chez nous.


Un exemple : le quartier de Vanier, à Québec

Ces jours dernier, les trois candidats qui se présentent dans Vanier sont venus rencontrer les résidents. C'était au Local communautaire Claude-Martin, un pivot de plus en plus incontournable dans l'animation du quartier. Les candidats ont pu entendre des gens du quartier énumérer les besoins et problèmes qu'ils rencontrent. Comme le quartier est largement ouvrier et accueille nombre de familles venant de l'immigration, ils ont compris un peu plus les défis d'une population à revenu modeste.

Plusieurs efforts sont déjà entrepris pour vitaliser la vie du quartier  -  notamment à travers la Table de quartier et le Local communautaire Claude-Matin. Mais il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité de vie du milieu au quotidien. Par exemple...

Par exemple, les gens sont unanimes à dire que les transports sont insuffisants, pas assez fréquents, et que ça les pénalise pour aller chercher les services, ça les freine à trouver du travail  -  à plus forte raison s'ils ont un emploi de nuit dans les parcs industriels environnants : trouvez un autobus à cette heure-là !... Les citoyens rencontrés attirent l'attention sur le manque de commerces de proximité; le besoin de plus de ressources en francisation,  de logements à prix modique, d'accès dans l'autre secteur du quartier séparé par une voie ferrée. Ils voudraient aussi plus de trottoirs et de sécurité pour leurs enfants sur la rue. On invoque enfin le mauvais état de certains logements négligés par leur propriétaire; aussi le manque de connaissance des nouveaux résidents sur la façon d'habiter un logement québécois.

Pourquoi les candidats rencontrés, jeunes et dynamiques, trouvent-ils intérêt à se présenter au niveau municipal ? Tous trois répondent que ça leur permet un rapport plus direct avec la population, et des défis liés au quotidien des gens. On observe de leur part une plus grande attention qu'avant à consulter le milieu, notamment via les organismes communautaires.

Vous n'avez plus le temps de rencontrer les candidats, c'est sûr.
...Mais vous avez tout votre temps pour aller voter !

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MaireAmos_UlrickCherubin_Radio-Canada_tw.jpg

Par-dessus tout, allons voter !

Une capsule à lire avec une personne issue d'une autre culture que la vôtre...


Aperçu :
Que vous soyez Québécois d'origine ou d'adoption, allez voter ...et amenez des gens issus de l'immigration avec vous. La prochaine élection n'aura pas lieu avant 4 ans, mais pendant ces 4 ans, vous devrez vivre avec les décisions que prendra l'équipe élue. Votre geste est plus important que vous le croyez ...même si vous ne connaissez pas les candidats. Pourquoi donc?...

Vous ne vous exprimez pas encore facilement en français? On va vous aider sur place. Vous ne connaissez pas les candidats? Demandez à vos voisins à qui ils font confiance. Vos enfants prennent tout votre temps? Amenez-les avec vous : ils seront intéressés à savoir ce qui se passe là...


Pourquoi aller voter?

Oui, vos gestes durant cette journée comptent, et pas seulement le dépôt de votre billet dans l'urne de votation. Cette journée-là les gens se parlent davantage. Les voisins s'arrêtent pour causer. Certains demandent où est le bureau de votes, entre quelle heure et quelle heure on peut s'y rendre ...et la question finit par être posée : «Pour qui allez-vous voter?...» De plus, progressivement plus de candidats issus de l'immigration osent se présenter, ce qui vient enrichir les équipes administratives municipales.


« Pour qui allez-vous voter ?...»

Alors rapprochez-vous, écoutez les réponses qui sortent... Faites répéter les gens si vous avez peu compris...Ah! il y aura bien certaines personnes qui vous répondront «désolé, je garde ça pour moi...» Les Québécois sont souvent discrets sur leurs allégeances politiques. Vous leur ferez votre plus beau sourire ! Ça va illuminer un temps peut-être pluvieux...

«Pour qui allez-vous voter?...» À votre tour posez-la questions aux gens autour de vous : vous arriverez à mieux nommer vous-même vos besoins, vos problèmes vécus au jour le jour dans votre quartier ou votre village. Vous apprendrez des choses sur comment s'administre votre municipalité. Et ce sera quelquefois votre premier contact avec certains voisins :  parions que vous prendrez plaisir à les croiser à nouveau dans la suite...

Donc c'est important que vous alliez voter : avoir contribué à faire élire un bon candidat, c'est réconfortant après coup. Augmenter vos contacts interculturels et votre sentiment d'avoir votre place dans la société québécoise, ça l'est tout autant -  que vous soyez Québécois de longue date ou de date récente.


...Et si un candidat issu de l'immigration était élu?...

Connaissez-vous Ulrick Chérubin, sur notre photo. Il a été maire d'Amos pendant 12 ans. D'origine haïtienne, être réélu durant 4 mandats, pensez don' ! Son décès, en 2014, « a créé une véritable onde de choc à Amos, dans toute l'Abitibi-Témiscamingue et jusqu'à la Chambre des communes », publiait Radio-Canada.
Maintenant qu'ils ont côtoyé de près un tel bonhomme, je serais curieux de questionner les gens d'Amos sur ce qu'ils pensent aujourd'hui du peuple haïtien !... Et curieux de la définition qu'ils peuvent se faire d'un «vrai Québécois»...

Si déjà vous connaissez vos candidats, ça peut donner encore plus de couleur à votre déplacement. Plus il y aura de conseillers municipaux issus de l'immigration, plus les besoins propres à cette clientèle seront pris en compte, et plus notre société québécoise s'ouvrira au cadeau de la diversité culturelle chez nous.


Un exemple : le quartier de Vanier, à Québec

Ces jours dernier, les trois candidats qui se présentent dans Vanier sont venus rencontrer les résidents. C'était au Local communautaire Claude-Martin, un pivot de plus en plus incontournable dans l'animation du quartier. Les candidats ont pu entendre des gens du quartier énumérer les besoins et problèmes qu'ils rencontrent. Comme le quartier est largement ouvrier et accueille nombre de familles venant de l'immigration, ils ont compris un peu plus les défis d'une population à revenu modeste.

Plusieurs efforts sont déjà entrepris pour vitaliser la vie du quartier  -  notamment à travers la Table de quartier et le Local communautaire Claude-Matin. Mais il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité de vie du milieu au quotidien. Par exemple...

Par exemple, les gens sont unanimes à dire que les transports sont insuffisants, pas assez fréquents, et que ça les pénalise pour aller chercher les services, ça les freine à trouver du travail  -  à plus forte raison s'ils ont un emploi de nuit dans les parcs industriels environnants : trouvez un autobus à cette heure-là !... Les citoyens rencontrés attirent l'attention sur le manque de commerces de proximité; le besoin de plus de ressources en francisation,  de logements à prix modique, d'accès dans l'autre secteur du quartier séparé par une voie ferrée. Ils voudraient aussi plus de trottoirs et de sécurité pour leurs enfants sur la rue. On invoque enfin le mauvais état de certains logements négligés par leur propriétaire; aussi le manque de connaissance des nouveaux résidents sur la façon d'habiter un logement québécois.

Pourquoi les candidats rencontrés, jeunes et dynamiques, trouvent-ils intérêt à se présenter au niveau municipal ? Tous trois répondent que ça leur permet un rapport plus direct avec la population, et des défis liés au quotidien des gens. On observe de leur part une plus grande attention qu'avant à consulter le milieu, notamment via les organismes communautaires.

Vous n'avez plus le temps de rencontrer les candidats, c'est sûr.
...Mais vous avez tout votre temps pour aller voter !

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Publié le 2017/11/04 - 18:36  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Nicole-Obomsawin_w.jpg

« Kwe ! » Un mot qu'on se met à répéter par coeur...

Coup sur coup les gens des Premières nations nous ont accueillis à deux fins de semaine fortes en couleurs et même en émotions. Fin août, c'était d'abord Place des Premiers Peuples au Rendez-vous Limoilou 2017, à l'Anse-à-Cartier. Puis début septembre Kwe ! À la rencontre des peuples autochtones, Place de l'Assemblée nationale, à Québec.

Le premier événement émanait du Cercle Kisis *.
Le second était une initiative d'Affaires autochtones et Nord Canada en collaboration avec le Conseil de la Nation huronne-wendat et l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Le Cercle Kisis en a coordonné le volet jeunesse, avec sa création d'une oeuvre collective.


Au milieu des danses rythmées du tambour qui s'entendaient de très loin en s'approchant, des contes et légendes, des jeux traditionnels, au milieu des films documentaires, de la construction d'un mini-canot d'écorce devant nos yeux ou des conversations que nous avions librement avec les gens des Premières nations, trois moments m'ont particulièrement touché.
 

Des moments d'émotion

L'un a été, au cours du premier événement, la fresque historique que nous a dessinée Alexandre Bacon sous le shaputuan : il nous a fait vivre de l'intérieur la réalité amérindienne depuis la Nouvelle-France jusqu'à aujourd'hui. J'y reviendrai tout à l'heure...

Un autre moment sensible pour moi, qui adore l'histoire, a été lors du deuxième événement, lorsque j'ai pénétré dans la grande tente qui rassemblait des porte-parole des 11 nations autochtones du Québec : «Ouaouah !...» Entre autres, j'ai littéralement bu ce que nous racontait un aîné Micmac, historien par surcroît, sur l'ancrage de sa nation à Gaspé, avec un rayonnement dans tout l'est du Québec à l'époque où sont venus les Vikings. Puis l'histoire recule de 10 000 ans : il nous parle des migrations de leurs ancêtres à travers le détroit de Béring  -  communes à la plupart des peuples autochtones d'Amérique du nord et du sud. Je n'avais pas assez d'oreilles pour l'écouter quand il nous a donné des exemples d'expressions cousines dans la langue micmac et dans la langue chinoise !... À sa connaissance, 60% de la population québécoise aurait du sang amérindien dans ses veines.


À quelques pas de là, je découvrais ensuite une douzaine d'artistes en train d'achever la fresque dont vous voyez quelques photos plus bas : nouvelle émotion forte pour moi. Une création collective entre des jeunes des nations autochtones (Attikamekw, Wandat, Innus...) et des jeunes Blancs, un marathon de 48 heures.  On sentait une énergie dans l'assistance quand les auteurs de la fresque ont décrit la toile et la «rencontre» que sa création leur a fait vivre. L'oeuvre évoque des aspects chers au coeur des Amérindiens :  cérémonie dans le cercle, rêves sacrés innus reflétés dans le tambour, imaginaire inuit dans les aurores boréales, et même un symbole du drame des femmes plus récemment disparues.  La fresque va être offerte à la communauté de Wendake.

Fresque-Kwe_2017_1_w.jpg   Fresque-Kwe_2017_2_w.jpgFresque-Kwe_2017_3_w.jpg

Deux artisanes du projet en disent un mot vibrant, à la fin : «Ce fut toute une aventure... »  raconte Sarah Cleary. «...Malgré tous les défis que vous avez dans vos vies, j'ai senti à travers cette toile la détermination que vous avez... On doit se reconnecter au territoire et le protéger... »  Guitté Hartog. ajoute : «C'est plus beau parce qu'on s'est mis ensemble de toutes les nations, parce qu'on est différents... L'art ça ne sert à rien, mais ça humanise : on a tellement besoin de s'humaniser... Souvent on ne sait pas où est-ce qu'on s'en va comme pays, comme nations, comme familles, comme personnes. C'est d'accepter le flou... 'Faut apprendre à vivre ensemble, que chacun prenne sa place... parce qu'on croit qu'on participe à quelque chose qui est plus grand que nous autres... »

AlexandreBacon_Anse-A-Carti.jpg
Une autre fresque, historique celle-là

Alexandre Bacon, anthropologue, est Innu par son origine paternelle, et métissé. Sa causerie lors du premier événement s'inscrivait dans le contexte des 150 ans de l'histoire canadienne. Il nous a rappelé que 60 langues amérindiennes sont parlées à travers le Canada, et qu'on trouve 11 nations autochtones au Québec, en 55 communautés.

Jusqu'aux années 1800, nos relations entre peuples ont été avant tout des relations d'alliances, économiques particulièrement. Elles ont commencé avec les Vickings et les Basques, donc bien avant la rencontre avec Jacques Cartier.

Il a évoqué notre origine coloniale, déterminante pour le découpage du territoire, et la volonté avouée de faire disparaître les Indiens ou de les assimiler. Ainsi, Amherst a distribué des couvertures imbibées de petite vérole. Une dizaine de milliers d'enfants ont été obligés de vivre en pensionnats, comparable à des camps de concentration. La fermeture du dernier remonte à... 1996 ! Les archives fédérales racontent même les tentatives de leur inculquer la tuberculose...

Bacon évoque la Loi sur les Indiens de 1857, qui se décrit comme ''L'acte pour la civilisation graduelle des Sauvages du Canada''. Les réserves sont une créature de cette loi; elles obligeaient les Amérindiens nomades à se sédentariser. Aujourd'hui encore les Autochtones sont considérés des mineurs, civilement. Bien des communautés doivent encore vivre à l'écart les unes des autres et de nos villes, sans moyens de transport, notamment chez les Inuits. En 1955-56, 30 000 chiens de traîneaux étaient abattus par les autorités fédérales, par volonté de les ''civiliser'' et de les arracher à leur territoire  -  «...une déchirure qu'éprouvent aussi bien des migrants : c'est comme être un réfugié chez soi... »  La Commission Vérité et réconciliation  a reconnu ces drames créés par la colonisation, aussi dans d'autres pays à travers le monde.


« ...Il y a une réconciliation qui est à faire, entre les peuples, avec notre territoire, avec la nature... une célébration de la diversité.» Il ajoute: « Ce que je vous souhaite le plus... c'est d'avoir la chance d'accompagner les Autochtones en forêt... Vous allez trouver l'humanité qu'il y a à travers les Premières nations... une simplicité...quelque chose de plus vrai... C'est urgent qu'on célèbre cette vision du monde là, avant qu'on aille trop loin dans notre destruction générale (de la forêt, du territoire)....»

Le ton est affirmatif, mais serein : « On est obligé de considérer les aspects plus sombres de l'histoire... ...mais il y a de la lumière, il y a de l'espoir... ...Votre simple présence ici, votre désir d'en apprendre davantage, c'est énorme... » Bacon montre une direction pour cet espoir : «...dans l'éducation, dans la fierté... c'est quand une communauté s'implique activement dans la définition des solutions qui sont à mettre en oeuvre ...et qu'on l'invite à s'y engager... Il faut retrouver un sens à sa vie comme individu et comme société... »  
 

En conclusion

Vous le constatez, j'ai mélangé ici à dessein les événements des deux fins de semaine. C'est que, dans les deux cas, ce sont les Premières nations qui viennent au-devant de nous. Et avec le même état d'esprit : « Kwe !...bonjour ! »

Aujourd'hui, les Autochtones ne sont pas en train de disparaître; ils deviennent même plus nombreux. Où en sommes-nous dans nos rapports avec eux ?...
En sortant de ces journées, je me suis surpris à vouloir dire à ceux que j'ai côtoyés : « On ne tuera pas l'Indien en vous : vous êtes en train de le faire renaître en nous... »

_________
* Alexandre Bacon et Sarah Clément sont à l'origine du Cercle Kisis  -  un nom qui veut dire soleil, dans la langue anishnabe.  Ils s'entourent d'une bande de jeunes heureux derapprocher les Premières nations et les Québécois de toutes origines. https://www.facebook.com/cerclekisis/

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« Kwe ! » Un mot qu'on se met à répéter par coeur...

Coup sur coup les gens des Premières nations nous ont accueillis à deux fins de semaine fortes en couleurs et même en émotions. Fin août, c'était d'abord Place des Premiers Peuples au Rendez-vous Limoilou 2017, à l'Anse-à-Cartier. Puis début septembre Kwe ! À la rencontre des peuples autochtones, Place de l'Assemblée nationale, à Québec.

Le premier événement émanait du Cercle Kisis *.
Le second était une initiative d'Affaires autochtones et Nord Canada en collaboration avec le Conseil de la Nation huronne-wendat et l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Le Cercle Kisis en a coordonné le volet jeunesse, avec sa création d'une oeuvre collective.


Au milieu des danses rythmées du tambour qui s'entendaient de très loin en s'approchant, des contes et légendes, des jeux traditionnels, au milieu des films documentaires, de la construction d'un mini-canot d'écorce devant nos yeux ou des conversations que nous avions librement avec les gens des Premières nations, trois moments m'ont particulièrement touché.
 

Des moments d'émotion

L'un a été, au cours du premier événement, la fresque historique que nous a dessinée Alexandre Bacon sous le shaputuan : il nous a fait vivre de l'intérieur la réalité amérindienne depuis la Nouvelle-France jusqu'à aujourd'hui. J'y reviendrai tout à l'heure...

Un autre moment sensible pour moi, qui adore l'histoire, a été lors du deuxième événement, lorsque j'ai pénétré dans la grande tente qui rassemblait des porte-parole des 11 nations autochtones du Québec : «Ouaouah !...» Entre autres, j'ai littéralement bu ce que nous racontait un aîné Micmac, historien par surcroît, sur l'ancrage de sa nation à Gaspé, avec un rayonnement dans tout l'est du Québec à l'époque où sont venus les Vikings. Puis l'histoire recule de 10 000 ans : il nous parle des migrations de leurs ancêtres à travers le détroit de Béring  -  communes à la plupart des peuples autochtones d'Amérique du nord et du sud. Je n'avais pas assez d'oreilles pour l'écouter quand il nous a donné des exemples d'expressions cousines dans la langue micmac et dans la langue chinoise !... À sa connaissance, 60% de la population québécoise aurait du sang amérindien dans ses veines.


À quelques pas de là, je découvrais ensuite une douzaine d'artistes en train d'achever la fresque dont vous voyez quelques photos plus bas : nouvelle émotion forte pour moi. Une création collective entre des jeunes des nations autochtones (Attikamekw, Wandat, Innus...) et des jeunes Blancs, un marathon de 48 heures.  On sentait une énergie dans l'assistance quand les auteurs de la fresque ont décrit la toile et la «rencontre» que sa création leur a fait vivre. L'oeuvre évoque des aspects chers au coeur des Amérindiens :  cérémonie dans le cercle, rêves sacrés innus reflétés dans le tambour, imaginaire inuit dans les aurores boréales, et même un symbole du drame des femmes plus récemment disparues.  La fresque va être offerte à la communauté de Wendake.

Fresque-Kwe_2017_1_w.jpg   Fresque-Kwe_2017_2_w.jpgFresque-Kwe_2017_3_w.jpg

Deux artisanes du projet en disent un mot vibrant, à la fin : «Ce fut toute une aventure... »  raconte Sarah Cleary. «...Malgré tous les défis que vous avez dans vos vies, j'ai senti à travers cette toile la détermination que vous avez... On doit se reconnecter au territoire et le protéger... »  Guitté Hartog. ajoute : «C'est plus beau parce qu'on s'est mis ensemble de toutes les nations, parce qu'on est différents... L'art ça ne sert à rien, mais ça humanise : on a tellement besoin de s'humaniser... Souvent on ne sait pas où est-ce qu'on s'en va comme pays, comme nations, comme familles, comme personnes. C'est d'accepter le flou... 'Faut apprendre à vivre ensemble, que chacun prenne sa place... parce qu'on croit qu'on participe à quelque chose qui est plus grand que nous autres... »

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Une autre fresque, historique celle-là

Alexandre Bacon, anthropologue, est Innu par son origine paternelle, et métissé. Sa causerie lors du premier événement s'inscrivait dans le contexte des 150 ans de l'histoire canadienne. Il nous a rappelé que 60 langues amérindiennes sont parlées à travers le Canada, et qu'on trouve 11 nations autochtones au Québec, en 55 communautés.

Jusqu'aux années 1800, nos relations entre peuples ont été avant tout des relations d'alliances, économiques particulièrement. Elles ont commencé avec les Vickings et les Basques, donc bien avant la rencontre avec Jacques Cartier.

Il a évoqué notre origine coloniale, déterminante pour le découpage du territoire, et la volonté avouée de faire disparaître les Indiens ou de les assimiler. Ainsi, Amherst a distribué des couvertures imbibées de petite vérole. Une dizaine de milliers d'enfants ont été obligés de vivre en pensionnats, comparable à des camps de concentration. La fermeture du dernier remonte à... 1996 ! Les archives fédérales racontent même les tentatives de leur inculquer la tuberculose...

Bacon évoque la Loi sur les Indiens de 1857, qui se décrit comme ''L'acte pour la civilisation graduelle des Sauvages du Canada''. Les réserves sont une créature de cette loi; elles obligeaient les Amérindiens nomades à se sédentariser. Aujourd'hui encore les Autochtones sont considérés des mineurs, civilement. Bien des communautés doivent encore vivre à l'écart les unes des autres et de nos villes, sans moyens de transport, notamment chez les Inuits. En 1955-56, 30 000 chiens de traîneaux étaient abattus par les autorités fédérales, par volonté de les ''civiliser'' et de les arracher à leur territoire  -  «...une déchirure qu'éprouvent aussi bien des migrants : c'est comme être un réfugié chez soi... »  La Commission Vérité et réconciliation  a reconnu ces drames créés par la colonisation, aussi dans d'autres pays à travers le monde.


« ...Il y a une réconciliation qui est à faire, entre les peuples, avec notre territoire, avec la nature... une célébration de la diversité.» Il ajoute: « Ce que je vous souhaite le plus... c'est d'avoir la chance d'accompagner les Autochtones en forêt... Vous allez trouver l'humanité qu'il y a à travers les Premières nations... une simplicité...quelque chose de plus vrai... C'est urgent qu'on célèbre cette vision du monde là, avant qu'on aille trop loin dans notre destruction générale (de la forêt, du territoire)....»

Le ton est affirmatif, mais serein : « On est obligé de considérer les aspects plus sombres de l'histoire... ...mais il y a de la lumière, il y a de l'espoir... ...Votre simple présence ici, votre désir d'en apprendre davantage, c'est énorme... » Bacon montre une direction pour cet espoir : «...dans l'éducation, dans la fierté... c'est quand une communauté s'implique activement dans la définition des solutions qui sont à mettre en oeuvre ...et qu'on l'invite à s'y engager... Il faut retrouver un sens à sa vie comme individu et comme société... »  
 

En conclusion

Vous le constatez, j'ai mélangé ici à dessein les événements des deux fins de semaine. C'est que, dans les deux cas, ce sont les Premières nations qui viennent au-devant de nous. Et avec le même état d'esprit : « Kwe !...bonjour ! »

Aujourd'hui, les Autochtones ne sont pas en train de disparaître; ils deviennent même plus nombreux. Où en sommes-nous dans nos rapports avec eux ?...
En sortant de ces journées, je me suis surpris à vouloir dire à ceux que j'ai côtoyés : « On ne tuera pas l'Indien en vous : vous êtes en train de le faire renaître en nous... »

_________
* Alexandre Bacon et Sarah Clément sont à l'origine du Cercle Kisis  -  un nom qui veut dire soleil, dans la langue anishnabe.  Ils s'entourent d'une bande de jeunes heureux derapprocher les Premières nations et les Québécois de toutes origines. https://www.facebook.com/cerclekisis/

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Publié le 2017/09/04 - 09:13  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Loi 101 : que devient chez nous l’accent d’Amérique ?...

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Se peut-il qu'il existe un lien entre notre attitude face à Charte de la langue française (Loi 101) et et notre motivation à accueillir des immigrants ?...

Loi 101...

Je séjournais en France pour quelques années, à ce moment-là. En 1977, j’aurais aimé m’échapper pour venir participer à la ferveur populaire qui gagnait le Québec. René Lévesque, que j’admirais tant, nous donnait la fierté de nous-mêmes. Lui et son équipe ont osé voter la Loi 101 et nous donner envie de nous tenir debout comme peuple.

Je me souviens, déjà en 1967 : j’avais 19 ans et j’ai pu travailler à l’Expo ’67, ‘Terre des hommes’, à Montréal. Nous prenions soudain conscience d’habiter le monde. Et le reste du monde prenait conscience de l’existence du Québec, et plus largement de l’affirmation du fait français au Canada.

Les années suivantes ont consolidé cette renaissance. il y a eu de ces moments où nous participions à des manifestations citoyennes, et nous marchions dans les rues transportés par le cœur, avec l’envie de parler à tous ceux qui étaient autour… Un espoir nous gagnait et nous rendait palpable le sentiment que l’énergie du bonheur n’est pas qu’individuelle, mais aussi collective.


René Lévesque...

C’est un homme debout comme René Lévesque qui m’a fait comprendre le nécessaire équilibre entre croire en nous-mêmes et respecter nos minorités. C'est aussi un facteur de confiance pour ceux qui immigrent parmi nous : nous ne pouvons pas leur demander de nous aimer plus que nous nous aimons nous-mêmes. J’ai compris que c’était dans notre audace de vivre en français en terre d’Amérique et dans notre volonté de le faire respecter, que nous allions trouver nous aussi assez de confiance pour ouvrir notre porte et dire aux arrivants d’ailleurs «Venez, construisons le Québec ensemble…» Et c’est ce qui m’anime aujourd’hui ici, à me passionner pour rapprocher les gens de toutes les cultures.

Nous sommes une petite société noyée dans le grand ensemble nord-américain. Le rouleau compresseur du tout-à-l’économie-en-anglais a vite fait de laisser croire que la langue française ne fait que ralentir les affaires : tout pourrait se passer en anglais, ce serait plus simple. Those Quebeckers are out of business...

On oublie que parler notre langue nourrit nos sentiments d’identité et d'appartenance : ils font partie de nos raisons de vivre.ensemble. «Québec, l'accent d'Amérique» comme a choisi de s'afficher la ville de Québec. À la fois pour nous reconnaître et pour enrichir le monde de notre différence  -  et alors ne pas craindre celle des autres.

Aujourd'hui j'ai le bonheur de parler trois langues, et de me sentir à la fois citoyen du Québec et citoyen du monde. Je reconnais pourtant le désarroi de bien de mes compatriotes qui ne voient que le défi pour notre culture de survivre en Amérique du nord. Il nous faut trouver un équilibre entre cette aspiration légitime, et celle d'ouvrir notre coeur : « Oui, donnons une suite de l'aventure québécoise, c'est l'heure...» Ça demande un sentiment de sécurité à la base.


...et les gens issus de l'immigration

Ceux qui viennent vivre à nos côtés sont séduits par notre bienveillance et notre simplicité, par la sécurité et la paix dont nous nous entourons : des valeurs que nous ont largement communiqué nos communautés amérindiennes. Bien des immigrants en ont cruellement manqué s’ils ont dû fuir la guerre, les intempéries ou la disette.

Apprendre à parler le français est difficile, et encore plus l'écrire, c'est vrai. Mais un défi plus grand est là, qui les insécurise : c'est notre indécision collective, quand ils nous voient «branler dans le manche», comme pour nous excuser d'exister. À nous de leur communiquer que vivre en français dans notre espace public  -  avec bienveillance pour ceux qui ont encore du mal à  le parler  -  est directement connecté aux valeurs qu'ils apprécient chez nous.
« Vous avez dit chez-nous?...» : un mot qu'ils n'osent plus prononcer quelquefois,  les yeux humides, mais qui résume le rêve qu'ils font encore pour leurs enfants.


Je m'adresse à mes enfants...

Devenus adultes aujourd’hui, il vous appartient de reprendre le flambeau... J’aimerais que vous ayez retenu de nous, vos parents, la fierté de nous-mêmes à travers ce que nous avons fait de notre vie. Comme une racine de confiance : c'est elle qui nous a donné envie d’accueillir ceux qui viennent, sans avoir peur de leur différence. Tout comme on s'assure d'avoir les pieds sur la terre ferme au moment de lancer une bouée à quelqu'un qui se débat dans l'eau...

En pratique, je vous propose d'observer vos réactions lorsque des gens s'adressent à vous en anglais, au pied de votre porte ou sur la rue à Montréal... Ou lorsque des copains truffent leur conversation de mots d'anglais, croyant que ça fera plus hot ou plus cool... Et comme citoyens, je vous convie à réaffirmer à nos gouvernants que nous tenons à ce que le français reste notre langue commune d'expression. Qu'il importe de la protéger davantage  -  par exemple dans les entreprises de taille moyenne, dans l'exigence faite aux arrivants allophones de s'intégrer aux cégeps francophones, ou encore dans l'incitation à s'installer en région. Tout en respectant les droits reconnus à nos citoyens reconnus d'expression anglaise, bien sûr; tout en apprenant aussi une langue seconde  -  que le réseau d'éducation francophone peut fort bien offrir avec qualité.

Oui, avant d'être une question de lois, il s'agit de respect de nous-mêmes. Ceux qui nous arrivent se rapprochent instinctivement des gens qu'ils sentent sûrs d'eux-mêmes : c'est vrai d'une personne, c'est vrai aussi d'une communauté. Seule l'expression d'une force intérieure nous fera apprivoiser ceux qui immigrent chez nous, et nous fera dissoudre nos craintes d'être envahis, ou à l'inverse de voir fuir les gens ou les capitaux. On nous a tellement brandi ces épouvantails au fil de notre histoire ! Nous savons aujourd’hui qu’ils ne sont que des chimères.


Quoi souligner aujourd'hui, alors ?...

Qu'en diriez-vous, si nous profitions des 40 ans de la Loi 101 pour marquer notre décision de vivre debout comme personne et comme peuple …accueillant ?


Denis Breton

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Loi 101 : que devient chez nous l’accent d’Amérique ?...

QuebecAccentDAmerique_w.jpg


Se peut-il qu'il existe un lien entre notre attitude face à Charte de la langue française (Loi 101) et et notre motivation à accueillir des immigrants ?...

Loi 101...

Je séjournais en France pour quelques années, à ce moment-là. En 1977, j’aurais aimé m’échapper pour venir participer à la ferveur populaire qui gagnait le Québec. René Lévesque, que j’admirais tant, nous donnait la fierté de nous-mêmes. Lui et son équipe ont osé voter la Loi 101 et nous donner envie de nous tenir debout comme peuple.

Je me souviens, déjà en 1967 : j’avais 19 ans et j’ai pu travailler à l’Expo ’67, ‘Terre des hommes’, à Montréal. Nous prenions soudain conscience d’habiter le monde. Et le reste du monde prenait conscience de l’existence du Québec, et plus largement de l’affirmation du fait français au Canada.

Les années suivantes ont consolidé cette renaissance. il y a eu de ces moments où nous participions à des manifestations citoyennes, et nous marchions dans les rues transportés par le cœur, avec l’envie de parler à tous ceux qui étaient autour… Un espoir nous gagnait et nous rendait palpable le sentiment que l’énergie du bonheur n’est pas qu’individuelle, mais aussi collective.


René Lévesque...

C’est un homme debout comme René Lévesque qui m’a fait comprendre le nécessaire équilibre entre croire en nous-mêmes et respecter nos minorités. C'est aussi un facteur de confiance pour ceux qui immigrent parmi nous : nous ne pouvons pas leur demander de nous aimer plus que nous nous aimons nous-mêmes. J’ai compris que c’était dans notre audace de vivre en français en terre d’Amérique et dans notre volonté de le faire respecter, que nous allions trouver nous aussi assez de confiance pour ouvrir notre porte et dire aux arrivants d’ailleurs «Venez, construisons le Québec ensemble…» Et c’est ce qui m’anime aujourd’hui ici, à me passionner pour rapprocher les gens de toutes les cultures.

Nous sommes une petite société noyée dans le grand ensemble nord-américain. Le rouleau compresseur du tout-à-l’économie-en-anglais a vite fait de laisser croire que la langue française ne fait que ralentir les affaires : tout pourrait se passer en anglais, ce serait plus simple. Those Quebeckers are out of business...

On oublie que parler notre langue nourrit nos sentiments d’identité et d'appartenance : ils font partie de nos raisons de vivre.ensemble. «Québec, l'accent d'Amérique» comme a choisi de s'afficher la ville de Québec. À la fois pour nous reconnaître et pour enrichir le monde de notre différence  -  et alors ne pas craindre celle des autres.

Aujourd'hui j'ai le bonheur de parler trois langues, et de me sentir à la fois citoyen du Québec et citoyen du monde. Je reconnais pourtant le désarroi de bien de mes compatriotes qui ne voient que le défi pour notre culture de survivre en Amérique du nord. Il nous faut trouver un équilibre entre cette aspiration légitime, et celle d'ouvrir notre coeur : « Oui, donnons une suite de l'aventure québécoise, c'est l'heure...» Ça demande un sentiment de sécurité à la base.


...et les gens issus de l'immigration

Ceux qui viennent vivre à nos côtés sont séduits par notre bienveillance et notre simplicité, par la sécurité et la paix dont nous nous entourons : des valeurs que nous ont largement communiqué nos communautés amérindiennes. Bien des immigrants en ont cruellement manqué s’ils ont dû fuir la guerre, les intempéries ou la disette.

Apprendre à parler le français est difficile, et encore plus l'écrire, c'est vrai. Mais un défi plus grand est là, qui les insécurise : c'est notre indécision collective, quand ils nous voient «branler dans le manche», comme pour nous excuser d'exister. À nous de leur communiquer que vivre en français dans notre espace public  -  avec bienveillance pour ceux qui ont encore du mal à  le parler  -  est directement connecté aux valeurs qu'ils apprécient chez nous.
« Vous avez dit chez-nous?...» : un mot qu'ils n'osent plus prononcer quelquefois,  les yeux humides, mais qui résume le rêve qu'ils font encore pour leurs enfants.


Je m'adresse à mes enfants...

Devenus adultes aujourd’hui, il vous appartient de reprendre le flambeau... J’aimerais que vous ayez retenu de nous, vos parents, la fierté de nous-mêmes à travers ce que nous avons fait de notre vie. Comme une racine de confiance : c'est elle qui nous a donné envie d’accueillir ceux qui viennent, sans avoir peur de leur différence. Tout comme on s'assure d'avoir les pieds sur la terre ferme au moment de lancer une bouée à quelqu'un qui se débat dans l'eau...

En pratique, je vous propose d'observer vos réactions lorsque des gens s'adressent à vous en anglais, au pied de votre porte ou sur la rue à Montréal... Ou lorsque des copains truffent leur conversation de mots d'anglais, croyant que ça fera plus hot ou plus cool... Et comme citoyens, je vous convie à réaffirmer à nos gouvernants que nous tenons à ce que le français reste notre langue commune d'expression. Qu'il importe de la protéger davantage  -  par exemple dans les entreprises de taille moyenne, dans l'exigence faite aux arrivants allophones de s'intégrer aux cégeps francophones, ou encore dans l'incitation à s'installer en région. Tout en respectant les droits reconnus à nos citoyens reconnus d'expression anglaise, bien sûr; tout en apprenant aussi une langue seconde  -  que le réseau d'éducation francophone peut fort bien offrir avec qualité.

Oui, avant d'être une question de lois, il s'agit de respect de nous-mêmes. Ceux qui nous arrivent se rapprochent instinctivement des gens qu'ils sentent sûrs d'eux-mêmes : c'est vrai d'une personne, c'est vrai aussi d'une communauté. Seule l'expression d'une force intérieure nous fera apprivoiser ceux qui immigrent chez nous, et nous fera dissoudre nos craintes d'être envahis, ou à l'inverse de voir fuir les gens ou les capitaux. On nous a tellement brandi ces épouvantails au fil de notre histoire ! Nous savons aujourd’hui qu’ils ne sont que des chimères.


Quoi souligner aujourd'hui, alors ?...

Qu'en diriez-vous, si nous profitions des 40 ans de la Loi 101 pour marquer notre décision de vivre debout comme personne et comme peuple …accueillant ?


Denis Breton

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Publié le 2017/08/30 - 09:06  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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Dernière mise à jour: 18 novembre 2017